Un périple en famille

A la découverte des visages et des paysages d'Asie Centrale

29 novembre 2006

Des nouvelles de Quetta....

Quetta, Iran, le 23-11-06


(pour des raisons de difficulté de connection, ce message a été envoyé à partir d’Islamabad)


Apres 600 km d’une traversée grandiose du désert du Baloutchistan, nous vous écrivons de Quetta ou nous prenons un peu de repos bien mérité. Et depuis Yazd en Iran, comme d’hab., on en a des choses à vous raconter….


Yazd___Merjaveh

 

Retour à Kermân ou nous avons décidé d’aller faire une petite virée dans le désert, au nord. Deux jours à la campagne !! Encore une fois, Obelix nous a montré toutes ses capacités de grimpeur hors pair. On s’est fait un petit bivouac en lisière d’un oasis, face au désert. Superbe.


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Désert au nord de Kermân

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Sur la route de Kermân


Puis ce fut Rayen, petite bourgade millénaire située entre Kermân et Bam qui, suite au séisme de cette dernière en 2003, rivalise désormais avec le site détruit. La citadelle est en cours de restauration et offre un magnifique plan de jeu pour des parties de cache-cache extra...trop cool !! Pour la nuit, nous sommes allés nous réfugier dans un petit village à l’extérieur de Rayen. Accueil extra des enfants du village, pour une fois pas trop excités, ce qui a permis de communiquer un peu autrement que par des « what is your name », what is your country »,….on s’est fait qq tours de village sur la mob de Hussein, grands frissons pour les enfants.


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Les Duduch à Rayen

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La citadelle de Rayen


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A proximité de Rayen


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Un levé de soleil à proximité de Rayen

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Nos petits copains de Rayen


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Un homme...


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Sur la route...


A Bam, nous ne résistons pas à l’envie d’aller visiter les restes de la Citadelle. Paysage de désolation qui nous laisse sans voix. Seules les photos nous permettent d’imaginer comment étaient cette merveille avant le séisme. Nous sommes également impressionnés par les hectares de gravats déposés en périphérie de la ville et provenant des maisons effondrées. Trois ans après le séisme, la ville est aujourd’hui en plein chantier. A peu près deux maisons sur trois sont en cours de reconstruction, avec leur structure en poutres d’acier afin de pouvoir résister au prochain séisme…Inch Allah… Heureusement il reste la merveilleuse palmeraie qui s’étend sur une 50taine de kms avec des palmiers dattiers de toute beauté.

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Bam... ce qu'il en reste


Pour le bivouac, nous sortons de la ville pour aller dormir sur le parking du Erg el Jadid Hôtel. Mais vers 19h, alors que nous sommes concentrés en plein CNED, la police vient nous déloger. A contre cœur, nous reprenons la route pour qq. centaines de mètres, précédés par la voiture de police, tous gyrophares dehors, pour finalement atterrir dans un magnifique parc, à deux pas de la station de police et d’une aire de jeu pour les enfants. Le lendemain matin, nous découvrons que nous sommes dans la « Spécial Economic Zone » de Bam. Spot à recommander pour les autres routards motorisés.

 

Apres Bam, tous les Iraniens nous l’ont confirmé, on entre dans le Baloutchistan….un autre monde, ou tout du moins, le monde des trafiquants, avec comme capitale Zahedan, pour le coté Iranien (l’opium de l’Afghanistan n’est qu’à 50 km). Nous croiserons très régulièrement des contrôles de camions avec chiens renifleurs (voilà pour l’ambiance). En guise d’entrée en matière, nous essuyons une belle tempête de sable. Vision impressionnante de ces langues de sables qui viennent couvrir la route et de ces rafales de vent qui viennent s’ecraser sur Obelix. A notre agréable surprise, Obelix ne tangue pas trop…enfin, il faut juste savoir ajuster le cap avec le volant !! Nous arrivons donc le 18 à Zahedan, vers 15 h, sans nouvelles des differents autres routards avec qui nous avions prévus de faire la route en convoi.  Impossible également d’y trouver un hôtel qui accepte de nous accueillir sur leur parking pour la nuit (alors que sur tout le reste de l’Iran nous avons toujours été si chaleureusement reçu partout, c’est un comble). A défaut, on nous conseille de nous installer devant le bâtiment des services secrets iraniens (« iranien CIA » !!). L’ambiance n’est pas vraiment au beau fixe à l’intérieur d’Obelix. Vers 20h, un garde nous demande de nous garer de l’autre coté de la rue. C’est vrai que notre Obelix fait assez laboratoire d’espionnage bourré d’électronique !! En pleine manœuvre, nous apercevons le camion des Descubes au coin de la rue. Enfin !!, après 5 mois de contact via internet, nous faisons enfin connaissance de visu. Cela fait du bien aussi de partager les galères de bivouac car nous ne sommes pas au bout de nos peines : nous décidons en effet de nous installer dans une impasse mais vers 21h, alors que nous sommes entrain de finir un petite liqueur de contrebande amenée par les Descubes, la police vient à nouveau nous déloger. Cela commence à devenir une habitude !! Le coin est parait il trop dangereux. Apres une heure à tourner en rond dans la ville (avec la police pour escorte) nous atterrissons enfin sur le parking du Tourism Inn Hôtel, contraint par la police à nous accueillir.


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A chacune ses symboles...


Le lendemain, le seul objectif est d’essayer de récupérer des visas au consulat d’Inde (envoyé depuis Téhéran parait-il), ce que beaucoup de routards ont déjà tenté sans succès. Et ça marche ! A 15h, comme promis le matin, nous recuperons nos visas. Ce sera donc une démarche de moins à faire à Islamabad. Nous filons alors avant la tombée de la nuit vers Merjaveh, ville frontière. Plus glauque que ça, tu meures !! Faute d’hôtel ouvert (Ali, le gardien du seul hôtel de la ville, étant introuvable), nous passerons donc la nuit devant la caserne de police. Marcello et Carolina, un couple Italiano-Bresilien, nous rejoignent dans la soirée. Nous serons donc 3 véhicules à faire la route ensemble pour traverser ce fameux désert du Baloutchistan…

 

J’ai oublié de préciser que, au royaume du pétrole, une de nos principales occupations depuis Bam, est de trouver du diesel (merci à Pascal et Anne-Claire, les anciens proprio d’Obelix d’avoir eu la bonne idée d’installer un réservoir de 160 l) A chaque pompe (elles sont très rares), nous tentons notre chance pour remplir un peu notre réservoir. Parfois, il n’y a vraiment plus de diesel, parfois il y en a, le plus souvent il faut discuter, marchander pour obtenir qq. litres. Etant donné la différence de prix du carburant entre le Pakistan et l’Iran (on fait son plein pour moins de 3 euros !), un véritable marché noir s’est mis en place pour extraire illégalement du carburant vers le Pakistan. Pour nous aussi, nous sommes motivés pour faire le plein avant de passer la frontière. A Merjaveh, nous passons 3 fois à la seule pompe ouverte : une fois seuls, une fois accompagnés par la police, une dernière fois le lendemain matin avec l’armée : rien à faire, on n’aura pas une seule goutte. Heureusement que nous avions pris nos précautions et que nous avions rempli qq. bidons 3 jours auparavant (du coup, ça devient un exploit sportif d’aller aux toilettes ou de prendre une douche dans Obélix !)

 

Le 20 au matin, après un réveil très matinal, nous quittons donc Marjaveh sous escorte militaire. Il faut dire qu’ils aiment en rajouter un peu ces militaires. Il doit y avoir dans le tableau des rémunérations des armées Iranienne et Pakistanaise, une prime à l’escorte du touriste !! Et tout cela pour à peine 2 km. Cela étant dit, cette première escorte nous permet de doubler la file (ou plutôt un amas) de véhicules qui attendent déjà pour franchir un 1er barrage avant la vraie frontière.

Pas de problème particulier côté Iranien. On n’en dira pas de même, côté Pakistanais. Là, on arrive dans un autre monde ! Un b….. sans nom. Des bureaux, des tampons, des registres à remplir, des files d’attentes,….on pensait éventuellement traverser les 600 km d’une traite……à 13h, nous sortions à peine du dernier bureau !!! Tous très adorables (nous offrant jus de fruits, bonbons pour les enfants), mais quelle inefficacité…..Il faut dire qu’on a manqué de chance : à une des étapes de ce marathon sans nom, nous sommes tombés sur une nouvelle feuille de registre à remplir ou il fallait mettre en place 3 nouvelles colonnes. Il a donc fallu aller chercher une règle et un stylo de couleur rouge, ce qui n’a pas été évident à trouver…et ça a pris du temps….Heureusement, les enfants ont été super. Nous les avions briefé avant la frontière : au cas ou il y aurait eu de la mauvaise volonté de la part des douaniers, ils auraient eu, à notre signal, carte blanche pour foutre le maximum de bazar. Mais dans ces attentes interminables, il n’y avait même pas de mauvaise volonté…


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Même Valentine a son propre registre de douane!

Au revoir donc l’Iran, pays si étonnant et attachant. On retiendra de toi l’extrême gentillesse et curiosité de ta population, les merveilles d’Ispahan, les Qanâts de Yazd, les pains payés le matin par le voisin de queue, les billets à multiples zéros, la famille de Jamshid, les péages gratuits pour nous faire plaisir, l’accueil spontané des familles françaises de Téhéran, la partie de cache-cache dans les ruines de Rayen, l’immense variété de population entre le nord-ouest et le sud-est, la pénurie de carburant au pays de l’or noir, ….


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Nous quittons Taftan pour un premier tronçon de 300 km de bonne route au milieu de paysages splendides (une barre rocheuse de pierre noire à droite et à gauche le désert de sable, complètement sec et plat, avec ses caravanes de dromadaires).


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Entre Taftan et Dalbandin


Je retrouve  de mes précédents séjours au Pakistan, ces magnifiques camions, superbement décorés de la tête aux pneus (cf. photos) Obelix fait également son effet, à en croire les grands coups de klaxon auxquels nous avons droit à chaque dépassement ou croisement de camion.

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Ils sont beaux, hein? (les camions)


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Il falloir qu'Obelix prenne quelques couleurs...


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Mal parti, celui-là, pour la traversée du désert!


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Difficile de se croiser


A près 5 heures de route, nous bivouaquons dans la petite ville de Dalbandin. Marcello et Carolina nous gratifie d’un petit spectacle de « rue » (c’est leur métier) dans la cour de l’hôtel, tout en terre, où nous avons trouvé refuge. Il fait une douceur incroyable, les gens super serviables : nous sortons donc chaises et tables au clair de lune pour un petit café italien tout en refaisant le monde. Un moment de bonheur après ses derniers jours un peu speed.

 

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Toujours très rassurant...

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Toujours de l'humour, ces pakistanais...

Le lendemain, les 30 premiers km de bonne route laissent rapidement place à 150 km de mono voie qu’on pourrait appeler « route » mais qui oblige à l’un ou l’autre des véhicules se croisant, à dégager sur le coté pour laisser passer l’autre. Et là, on apprend vite la règle du jeu en vigueur : le plus gros reste sur la piste et l’autre dégage…..Alors, comme il y a essentiellement des camions chargés comme des baudruches, la vitesse moyenne en prend un sacrée coup !! En plus, l’armée pakistanaise ayant également ces registres à remplir, nous sommes régulièrement arrêtés par les barrages. Le bon coté de cela, c’est qu’au bout du 4eme barrage, on connaît par cœur les 6 No de passeport de la famille !!!

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Entre Dalbandin et Quetta

Difficile de vous décrire ces grands espaces. Je laisse les photos et la vidéo parler à notre place (j’en profite pour saluer Jean Luc avec qui nous avons bricolé un support de Camera sur le plat bord avant du camion, ce qui permet de filmer tranquillement la route tout en conduisant. Ça marche à merveille !) Accueil aussi extra dans les villages traversés, à coup de grands signes de la main et tout sourire.

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La corvée d'eau


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Sans aucune explication, à une centaine de km de Quetta, on se fera escorter par des militaires. N’avançant pas assez vite à notre goût, Marcello essayera bien de les doubler mais sans succès. Faut pas pousser, tout de même.

 

Nous arrivons à Quetta juste avant la tombée de la nuit après 9h de route pour 330 Kms, fourbus, poussiéreux mais heureux d’avoir réalisé cette superbe traversée sans problème mécanique ni mauvaises rencontres.

 

Par contre, mauvaise surprise à Quetta : il fait un froid de bête !! A 1700 m d’altitude, les nuits sont très froides et les journées, malgré le beau soleil, tout juste tièdes. Nous ressortons manteaux, bonnets et chaussures…. Nous découvrons ici un autre monde. Claire ne m’avait pas vraiment cru lorsque je lui avais dit que l’Iran était un pays très développé. Maintenant que nous sommes au Pakistan, mes commentaires sur l’Iran prennent tout leur poids. En résumé, quel bordel ce pays, mais quel plaisir de le retrouver (commentaire, je l’avoue, très personnel !!). Le plus impressionnant c’est de retrouver cette foule partout où que l’on aille (route, trottoirs, bazar…) mais on va s’y faire (ça, c’est un commentaire de Claire)

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Nos voisins de palier à Quetta... charmants !


Demain, nous quittons Quetta pour rejoindre doucement Peshawar à travers les montagnes. Cela devrait bien nous prendre 4/5 jours.

 

J’espère pouvoir trouver demain, un cyber café d’une qualité un peu meilleure que celui que j’ai visité ce soir. L’ordinateur était d’un autre age et la ligne ne devait pas dépasser 10Kb. Mais le plus fort, était le vieux Pachtoun derrière son bureau qui s’occupait de la boutique !! Alors, quand je me suis pointé avec mon portable…..

 

Bon, sinon, avant de nous quitter, une petite mise au point semble nécessaire concernant notre grand jeu concours « le quid des Duduch » :

 

- Suite à la réclamation des Dodinos concernant la réponse des Du Ranquet sur l’origine du mot « assassin », le jury de la FIDB, après avoir longuement délibéré, a maintenu la validation de la réponse. Cependant, reconnaissant le caractère incomplet de cette réponse, il n’a été accordé (de manière totalement injustifiée) que la moitié des points pour cette réponse.

 

- Seuls les mails reçus ou commentaires enregistrés dans le blog peuvent être pris en compte. Il semblerait en effet qu’un certain nombre de réponses aient été envoyées (soit disant) bien avant les réponses des Du Ranquet et des Dodinos. Celles-ci ne peuvent malheureusement pas être homologuées.

 

- Quant aux « questions trop faciles » pour lesquels certains préfèrent s’abstenir, le même jury tient à leur rappeler que la route est longue et qu’il leur serait prudent d’engranger qq. points avant d’arriver dans des contrées moins connues….

 

En ce qui concerne la dernière question sur le nom de « la structure permettant d’accéder à un Qanât », celle-ci ne devrait pas soulever autant de réclamation puisque personne n’a trouvé la réponse. C’était: « un PAYAB » (source: Historic Hydraulic Structures of Yazd at a glance, by the Regional Water Autority of Yazd)

 

Nous vous proposons, comme prochaines cogitations, les 2 questions suivantes :

- A la frontière Irano-Pakistanaise, Obelix a parcouru, depuis notre home sweet home de la Nièvre :

§ 9 340 km

§ 13 357 km

§ 15 442 km

- Depuis quelle année, la Perse s’appelle l’Iran ?

 

Bon, il est 11h 45, j’ai les pieds gelés et tout le monde dort dans Obelix. Demain, de nouvelles aventures nous attendent…..

 

PS : Pour notre séjour au Pakistan (2 semaines environ), nous sommes joignables sur notre portable au No suivant : 00 92 306 373 44 75, en sachant que nous avons 3 heures de plus que Paris (à vérifier suite au passage à l’heure d’hiver) Avis aux amateurs….

 

PSS : pour ce qui nous ont envoyé des mails, attention, il semblerait qu’on ne les recevrait pas tous. N’hésitez pas à nous les renvoyer si vous n’avez pas eu de nouvelles de notre part.

 

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12 novembre 2006

Le désert des Tartares

Yazd, Iran, le 12-11-06


La suite de notre séjour à Téhéran s’est poursuivit sur un rythme effréné entre invitations à dîner, présentation de notre voyage dans 3 classes (CE2, CM1 et CM2) de l’école française, une rapide visite dans l’ex palais de feu le Shah, et petites courses aux puces locales (je craignais le pire pour Obelix mais nous avons limité la casse d’autant plus que ce seront des gentils expats qui ramèneront nos souvenirs …)


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Téhéran à 9 heures et ... 11 heures du matin


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Une des ex du Shah


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Toujours aussi appréciés, ces américains...


 

Il a finalement fallu quitter cette ville qui nous paraissait si terrifiante et qui s’est avérée être une pause dans notre périple. Les enfants ont également beaucoup apprécié la rencontre avec des copains de leur age.

On gardera tout de même un souvenir inoubliable de la circulation automobile. Tout ce qu’on avait pu connaître sur ce thème de nos précédents voyages…..de la bibine !! Cet enchevêtrement de voitures, sur 6 files quand le marquage au sol en indique 3, ces motos qui déboulent dans tous les sens, ces voitures en marche arrière sur les sorties d’autoroute (un expat nous raconte qu’un jour, alors qu’il se faisait une sortie d’autoroute à l’iranienne, il n’allait pas assez vite…Du coup, il s’est fait doubler pas une autre voiture en marche arrière également).


En fait, à bien observer, le chauffeur teherannais se comporte comme si il était seul sur la route. Il ne regarde jamais dans son rétroviseur (d’ailleurs, ce dernier ne doit servir, non pas à savoir ce qui se passe derrière le véhicule mais uniquement à indiquer l’espace disponible avec le véhicule d’à coté) Un demi-tour sur un axe principal, en pleine heure de pointe ne stresse ni le chauffeur qui l’a initié, ni les chauffeurs qui voient ainsi leur chemin barré pour plusieurs minutes (du coup, on  s’en fera quelques-un, sans scrupules avec notre bon Obelix !!!)


Le Vendredi soir, vers minuit, le grand jeu de la jeunesse teherannaise, est de s’échanger les No de tel perso tout en roulant sur les grands boulevards. On baisse la vitre, on se colle jusqu’à se toucher, on cause, on tchatte…si un véhicule roule devant, on s’écarte pour le doubler de part et d’autre et on reprend la discussion un peu loin….. à tombeau ouvert !! On en mène pas large quand on se retrouve au milieu de ce manège….

Cette conduite nécessite une attention de tous les instants car contrairement à ce qu’on peut connaître dans nos contrées lointaines, tout peut vraiment arriver à n’importe quel moment !


Beaucoup, beaucoup plus calme, nous arrivons à Kashan le 3 novembre, petite ville au sud de Téhéran. Visite du parc Fin et de qq maisons bourgeoises. Y a pas à dire, ils savaient vivre, ces perses.

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Les Duduch à Kashan

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Maison Abassia, à Kashan


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Les Duch, les jeunes


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Les Duch, les vieux...


Le lendemain, nous partons vers le petit village de Abyaneh, perché à 2200 m d’altitude. On comprend aisément que les français de Téhéran nous aient recommandé ce village calme et paisible à coté du stress de Téhéran. Nous retrouvons l’architecture des villages des montagnes de l’Atlas. Nous rencontrons également Saied et Charareh, un couple iranien, lui revenu au pays après avoir pris du bon temps à bourlinguer à travers le monde et elle, ex-universitaire à Téhéran. Accueil extrêmement sympa chez eux, dans leur maison typique du coin. Les enfants s’essaient au Narghilé.


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 Accueil chez Saied et Charareh


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Fume, c'est du belge...


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Pouaaah!!


Apres cette petite mise au vert, nous descendons sur Ispahan, une des villes mythiques de notre périple. Et là, nous tombons sous le charme…

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(Ndlr :Photos à venir)


Cette ville est à la hauteur de ce que nous avions entendu parlé : les délicates faïences bleues des mosquées, ces ponts majestueux enjambant le fleuve Zahandeh, son bazar, ses salons de thé, tout est propice à la flânerie. Nous restons 4 jours à Ispahan, installés sur un petit parking juste derrière la Mosquée de l’Imam. Le réveil avec vue sur le Dôme de la Mosquée de l’Imam,….assez top !! Les gens du quartier finissent par nous adopter et nous sommes choyer pour les questions de logistique (eau, sanitaire,…)


Ce spot nous avait été recommandé par la famille Descubes avec leurs 2 enfants, en voyage comme nous depuis septembre et avec qui nous sommes en contact Internet depuis 4 mois sans toutefois avoir encore réussi à les rencontrer. A ce sujet, nous étions surpris jusqu’à Yazd, de ne pas rencontrer beaucoup de routards et encore moins de fadas comme nous avec leurs pitchounes. Seuls un couple de slovènes et un pauvre allemand égaré dans les ruelles d’Ispahan avaient jusqu’à présent, croisés notre route. Mais à Yazd, nous avons été servis : 6 fourgons ce soir sur le parking !! Bon, il n’y a toujours pas grand monde avec des enfants…..Ce regroupement de routards est important pour échanger nos experiences personnelles mais surtout en prévision de la traversée du Baloutchistan, contrée pas vraiment sous contrôle des autorités Iraniennes et Pakistanaises en ce moment et qu’il faudra traverser en convoi.


Bon, mais revenons à nos moutons …. Nous quittons Ispahan pour Yazd. L’envie de piquer une tête vers le nord, sur les hauts plateaux désertiques du centre de l’Iran, nous démange mais nous sommes à court de temps !! En fait, il nous faudrait 2 ans pour boucler ce voyage….


Yazd est la cité des Qanâts, sorte de canal souterrain creusé par l’homme pour amener l’eau des montagnes environnantes jusqu à la ville. Yazd en dispose de 40 Km, certains datant de plus de 2000 ans et pouvant être creusés à plus de 100m de profondeur. Ces canaux doivent être en permanence entretenus afin de maintenir un bon écoulement gravitaire, d’où des puits d’accès, situés tous les 50m Un vrai réseau d’assainissement mais pour l’eau potable. Petite pensée à toute l’équipe de la DEA de Tanger que je salue….


Je profite d’une visite passionnante au musée de l’eau pour demander s’il serait possible de rencontrer qq. homologues iraniens travaillant sur l’eau et l’assainissement….et je termine dans le bureau de l’ex-Directeur de la Yazd Régional Water Authority, Dr A. Asghar Semsar Yasdi. Personnage tout en finesse ayant fait une partie de ses études à l’INSA de Lyon, et donc ravi de pratiquer pour qq temps la langue de Molière.


Allez, avant de nous quitter, une nouvelle petite question pour notre grand jeu concours….Bon, cette fois-ci, on durcit un peu le ton : Comment s’appelle la structure permettant d’accéder à un Qanât ?


Au fait, concernant la 2eme question, bravo aux Du Ranquet qui ont gratté les Dodinos de qq heures. Bravo également à Jaimé, un copain de Thibaud qui a également trouvé la bonne réponse !!


Demain, après un bon break de 4 jours, nous reprenons la route pour Kermân. Et contrairement à ce que je pensais avant le départ, et bien que la conduite de notre Obelix reste fatigante, j’adore reprendre le volant, au petit matin, pour de nouvelles aventures et découvertes…..Et cette fois-ci, cela va être pour rentrer dans ce fameux Baloutchistan….L’excitation est donc à son comble.

 

 

 

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02 novembre 2006

On se calme, on se calme !!

Téhéran, Iran, le 1-11-06


Bon, voila seulement 6 jours que nous n’avons pas écrit et voilà que notre boite aux lettres est submergée de mails réclamant des nouvelles…. On se calme, on se calme !!! Il va falloir prendre votre mal en patience car on ne va pas pouvoir vous livrer des news avec une telle fréquence tout au long du parcours : on est surbookés, avec dîners tous les soirs, conférences à l’école française …


Mais tout d’abord, félicitations aux Dodinos qui ont brillamment répondu à la question sur le Roi de Commagène : c’était bien Antioche Ier (la réponse est arrivée tellement vite, c’est tout juste si j’ai eu le temps de me déconnecter !!!. Trop forts, ces Dodinos !! On verra s’ils tiennent la route pour la prochaine question ou si c’est simplement un coup de pot…..)

Tiens au fait, on a appris par des passionnés de généalogie, que Claire descendait tout droit de Antioche 1er, à la 66eme génération. Je savais bien que j’avais tiré le gros lot …

 

Bon, comme d’hab., on a des milliers de choses à vous raconter….Allez, on reprend depuis Tabriz que nous avons finalement quitté le 24 en pleine fête de l’Aid Fitr (fin du Ramadan) sans pouvoir aller chercher notre nouvelle plaque d’immatriculation, obligatoire pour les séjours de plus de 10 jours en Iran. N’ayant jamais entendu parlé de cela via les divers forums, nous tentons notre chance sans.


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Direction Ardabil le lendemain (Lionel va nous placer cela sur une jolie petite carte !!!), ou nous visitons le mausolée de Sheikh Safi od-Din, fondateur de la dynastie Séfévide. Petite merveille architecturale tout de bleue vêtue…


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A l'intérieur du Mausolée Sheikh Safi Od Din


Malheureusement, le temps n’est pas très beau. Juste avant de rentrer dans le Mausolée, une famille de touristes Iraniens de Zanjan, nous aborde (on passe jamais inaperçu avec Obelix !) et nous emmène en fin d’après midi à Sara’eyn, station thermale envahie par les touristes iraniens, surtout en période de fête comme c’est le cas pour l’Aid Fitr. Soirée exquise qui a commencé à la piscine locale, avec de l’eau à 60°C !! Puis longues discussions passionnantes au restau (contrairement aux Turcs, les Iraniens parlent relativement bien anglais) et puis dans un salon de thé, affalés sur des banquettes, à fumer une espèce de Narghilé.


Le 26, après avoir fait recharger notre bouteille de gaz (bonjour les conditions de sécurité lors de la manip !) nous reprenons la route en coupant, malgré les recommandations de nos nouveaux amis, à travers les montagnes pour rejoindre Zanjan ou nous devons les retrouver à nouveau. Superbes paysages ou nous apprécions à nouveau toutes les qualités tout terrain de notre Obelix.


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Paysages entre Ardabil et Zanjan


Soirée à nouveau passionnante pour mieux comprendre l’Iran d’aujourd’hui. Soirée un peu inquiétante également ou Zamshid, le père, nous avouera en fin de soirée, avoir du aller au commissariat du quartier pour expliquer notre présence chez eux. Malgré les menaces, il a tenu tête. « C’est ma raison d’être » nous dira-t –il. On réalise alors pleinement toute la chance que nous avons dans notre beau pays qu’est la France…


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Jamshid et toute sa famille


Allez un peu de culture et 2eme question de notre grand jeu concours : d’où vient l’origine du mot « assassin »? A vos Google…

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Sur les aspects pratiques de notre organisation (oui je sais, vous etes plusieurs à nous réclamer des détails sur l’organisation d’une journée type des Duduch : on prépare un message spécial sur ce sujet, donc du calme, du calme… !!), Claire, notre intendante en chef, a mis au point une nouvelle technique pour pouvoir disposer de l’eau chaude en permanence (nous avons à bord un chauffe-eau de 15 litres qui fonctionne avec la chaleur du moteur, donc un peu léger pour réaliser en fin de journée, à l’arrêt, la lessive, les douches et la vaisselle) Ce sera donc désormais lessive et douches en route (sauf pour le chauffeur ! A quand le pilote automatique ?) Il faut entendre Baptiste me supplier de ne pas trop doubler pendant qu’il se douche : Papa, ça bouge trop ! Comme vous pouvez le constater, avec en plus le CNED à faire en partie pendant le trajet, ça chaume pas en route !!


Allez, maintenant, nach Téhéran !!! J’avoue que depuis 2/3 jours, j’angoisse un peu à l’idée d’entrer dans Téhéran avec notre Obelix…. Notre programme d’actions est bien chargé. Nous devons faire les visas pour l’Inde, réaliser la vidange d’Obelix + qq petits travaux de réparations divers et variés. De plus, on nous a tellement dit que la circulation y est terrifiante…Donc, premier objectif, s’approcher au plus près de Téhéran la veille, pour pouvoir y arriver en matinée et avoir le temps de se retrouver dans ce dédale de rues.


Le 28, nous entrons dans Téhéran (on dirait le journal de bord d’un vétéran de la dernière guerre !) et sommes à la fois rassurer par la signalisation très bien faite mais bouche bée devant la circulation effroyable de Téhéran (voir description plus tard).


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Au pays de l'or noir, Obelix a soif

Après un tour rapide à l’ambassade pour récupérer une lettre de recommandation pour le visa Indien (merci aux Descubes pour le bon conseil), nous passons à l’Eglise Italienne pour une petite pensée pour Marie Noëlle, une tante de Claire qui vient de nous quitter. Le prêtre, qui n’est autre que l’évêque de Téhéran, nous convie à une célébration pour le soir même. Je vous fait l’histoire courte : depuis, de paroisse en école, nous vivons de nouveau au rythme des petits bœufs bourguignons et tarte Tatin, douche, shampoing et grandes lessives, tout en échangeant sur nos expériences diverses et variées. Et y a pas à dire, ça fait du bien…..Merci donc encore à vous tous qui nous avez si gentiment accueilli.


Merci aussi à Renault Trucks qui nous a mis à disposition son atelier d’entretien pour une petite révision technique d’Obelix. Il a vraiment beaucoup apprécié.


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L'équipe de Renault Trucks à Téhéran

Pour le visa Indien, ce sera quitte ou double. L’ambassade ne délivre des visas que pour des trajets par air et non par terre. Va donc savoir pourquoi. Apres multes insistances et rencontres avec diverses personnes à l’Ambassade, nous réussissons (semble-t-il) à les convaincre et à nous préparer les visas pour le consulat de Zahedan, dernière ville Iranienne ou nous devons passer avant de franchir la frontière avec le Pakistan. Je ne suis pas vraiment certain que cela marchera mais Inch Allah.


Le 29 octobre 2006, Baptiste à 10 ans. Anniversaire en famille dans le camion. Merci aux copains pour leur mail.


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10 ans pour Baptiste

Au programme pour les jours à venir : une visite à l’école française, histoire de raconter notre voyage, qq. courses dans le Bazar de Téhéran pour acheter des tissus et autre spécialités locales (Obelix va encore prendre du ventre…) et nous filons ensuite vers le sud : Kashan, Ispahan, Yazd, Kerman…….on rêve !!!


PS : les connexions Internet sont très lentes en Iran. Vous devrez donc attendre le Pakistan ou l’Inde pour avoir un peu plus de photos.

Posté par duchateau à 10:58 - Carnet de bord des parents - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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