22 avril 2007
Patience, patience....
Juste un petit message pour vous dire que nous quittons la Karimabad, dans la Hunza, pour le nord où les connexions internet ne sont plus possibles.
Tout va bien.
Donc, pas d'inquietude si vous n'entendez plus parler de nous pendant qq semaines...
Salut à tous.
12 avril 2007
Ah Peshawar...
Islamabad, 07-04-07
Voila maintenant plus de 15 jours que nous sommes à Islamabad, beaucoup plus que ce que nous avions prévu, mais j’avoue que ce gros break aura fait du bien à tout le monde, et en particulier à Obelix.
Grâce à Matthieu, je prends contact via le chauffeur de l’Alliance avec Khaled, un « garagiste », enfin un gars astucieux qui a pour seul matériel, sa boite à outils (et encore, heureusement que j’avais la mienne en support !!). En fait, dans ce type de pays, le plus important n’est pas forcement de trouver le garagiste le mieux équipé mais celui qui est le moins bricolo et qui fera le moins de bêtises sur votre véhicule (d’autant plus quand ce véhicule comme le Renault B90, est totalement inconnu de tous ici)
Jeudi 29 mars, 9h30 pour être précis, je me pointe donc avec mon Obelix à Libra Market, dans G7 (tous les quartiers d’Islamabad sont désignés par un code alphanumérique : pas très romantique mais extrêmement pratique !!)…Il faut que je prenne quelques lignes pour essayer de vous décrire cet incroyable lieu. Imaginez une aire d’environ 1 hectare ou s’entassent des centaines de garagistes « à la Khaled » travaillant à même le trottoir et autant de magasins de pièces de rechange situés juste derrière ces mêmes trottoirs. C’est pratique, il suffit presque de tendre le bras ou de gueuler un bon coup sa commande pour disposer d’une nouvelle pièce !!
Mes copains mécaniciens
Tout ce beau monde fonctionne dans une sorte de coopérative où on se passe des coups de main quand nécessaire, on partage les outils ce qui peut également présenter de temps en temps quelques inconvénients quand vous êtes dans une situation délicate, en plein démontage de votre pompe à eau et qu’il faut attendre 20mn pour que la clé de 18 revienne. Mais c’est vrai qu’ici, on n’a pas la même notion du temps…
On donne des conseils techniques (c’est comme cela que j’ai pu avoir confirmation que j’étais tombé sur un bon numéro, vu le nombre de fois ou mon Khaled est parti donner son avis, pendant que je poirotais, allongé sous le camion) Et puis, c’est comme en médecine, il y a les généralistes et les spécialistes : il y a le réparateur de radiateurs, le soudeur de pièces en plastiques, le « courbeur » de lames de ressort (très sollicité celui-là, vu comment les véhicules sont surchargés !!), le soudeur tout matériau (acier, fonte grise, fonte d’aluminium,..), le fraiseur/tourneur qui vous refait n’importe quelle pièce en un rien de temps, le carrossier...
Et tout ce beau monde attend tranquillement le client, assis sur le trottoir à siroter un thé. Un spectacle extraordinaire où je prends un réel plaisir à observer, écouter, discuter…Il faut dire qu’Obelix jure un peu dans cet immense parc automobile et les curieux ne manquent pas pour venir me poser moultes questions.
Au Pakistan, tout est possible
Le programme des travaux est chargé : il faut faire la vidange moteur, réparer le moteur du ventilateur, refixer le réservoir de diesel, changer et renforcer les amortisseurs, réparer la pompe à eau sur laquelle vient se fixer le tendeur de la courroie d’alternateur, ressouder le pare buffle, « recourber » les lames de ressort (nous avions depuis le départ un léger devers sur le coté gauche), mais surtout ressouder l’attache des lames de ressort avant gauche, probablement arrachée dans les derniers nids de poule près d’Amritsar…
Comme vous pouvez le constater, Obelix à beaucoup souffert sur les routes indiennes. J’avoue que je commençais même à douter de ses capacités à nous faire traverser les montagnes du Pamir et à nous ramener sans trop de problème dans notre Nièvre d’adoption. Mais je vous rassure, à l’heure ou j’écris ces qq. lignes, il a retrouvé une santé de jeune fourgon sortant tout juste des lignes de montage de Renault Flin !!!
Libra Market étant surtout spécialisé dans la réparation de véhicules légers, Khaled me propose d’emmener Obelix dans un centre spécialisé pour poids lourds pour tout ce qui concerne les lames de ressort. Là, pas vraiment rassuré le Duch. Le lieu ressemble plus à une immense ferraille ou des centaines de camions de tous ages, viennent retrouver une 2eme vie (voire beaucoup plus pour certains !!) Ils n’ont peur de rien ici, et vous refont un camion neuf (en apparence) en partant d’un pont neuf. J’en profite également pour admirer le travail de menuiserie nécessaire à la fabrication des cellules de conduite (en Europe, les châssis sont livrés avec la cellule de conduite. Ici, c’est au proprio de réaliser cet ensemble avec une décoration des plus extravagante) Et ces gueules qui vous dévisagent… Mais comme souvent au Pakistan, l’accueil est vrai et sincère et après les premières heures de travail, je craque et sors appareil photo et camera.
Après 4 jours de travail à plein temps (pendant lesquels Claire et les enfants sont très gentiment accueillis chez Matthieu et Sahara), dont 2 passés au milieu des poids lourds, je retrouve avec plaisir mon Obelix en pleine forme.
Nous profitons des temps d’attente pour les visas pour aller passer qq jours à Peshawar, au bord de la frontière avec l’Afghanistan. Difficile de vous décrire cette ville envahie de réfugiés afghans, crasseuse, poussiéreuse, aux anciennes façades en bois magnifiquement sculptées mais qui aujourd’hui tombent en ruine et qui vit de trafics en tout genre.
De belles demeures tombant en ruines
Le salon de Thé à la pakistanaise
Dans la vieille ville de Peshawar
Dans la vieille ville de Peshawar
Cependant, nous tombons sous le charme de cette ville !!Dans la rue, des gueules, des vraies !! nous dévisagent sans toutefois être agressives, bien au contraire. Nous ressentons un sentiment très étrange de sécurité tout en étant bien conscients que tout peut exploser à n’importe quel moment. Et nous n’attendons pas très longtemps pour en vivre l’expérience.
Alors que nous roulons sur la route principale de Peshawar en direction du fameux Khyber Pass, à la recherche d’un lieu de bivouac pour le soir, nous tombons sur un rassemblement très impressionnant de centaines de camions, remplis à rabord de meubles et d’affaires en tout genre. Des milliers d’hommes sont là, debout, perchés sur leur camion. Ce sont des réfugiés afghans qui s’apprêtent à rentrer au pays. Dix mn plus tard, notre recherche de bivouac s’étant avérée infructueuse, nous faisons demi-tour et nous nous dirigeons donc à nouveau vers le camp de réfugiés. La circulation s’est fortement ralentie et nous roulons au pas. Soudain, nous comprenons la situation : qq. centaines de réfugiés caillassent les véhicules lors de leur passage au niveau du campement. Deux voitures arrivant à contre sens sont prises à partie. Toutes les vitres explosent. Les voitures se rentrent dedans puis prennent le large. De notre coté, c’est rapidement la panique dans le camion. Nous entendons les cailloux pleuvoir sur la carrosserie. Je crains surtout pour le pare-brise !! Heureusement, il reste un camion devant nous qui nous protége tant bien que mal. Des Pakistanais nous font des grands signes pour foutre le camp au plus vite. Derrière nous, les autres véhicules ont compris la situation et commencent à reculer. Des coups de feu éclatent. Claire hurle aux enfants de se coucher dans l’allée centrale du camion. J’arrive enfin à dégager Obelix et au milieu d’un demi-tour (en empruntant un tronçon de voie ferrée – merci encore Obelix pour ta souplesse), un soldat ouvre le feu juste devant nous pour éloigner les manifestants qui continuent à nous caillasser…..Je peux vous raconter cette belle frayeur dans les moindres détails car juste avant d’arriver à hauteur du campement, j’avais allumé la camera sur son support fixe (merci encore Jean Luc). Le cadrage n’est pas génial mais par contre la bande-son nous laissera qq. bons souvenirs !!
Préparation du thé
Le samedi, nous flânons qq. heures dans Saddar Bazar…un vrai bonheur. Je passe rapidement sur les qq secondes de panique quand nous réalisons que Camille n’est plus avec nous…Le dimanche soir, nous retrouvons Matthieu et Laurence de Lahore qui sont venus également passer un WE avec les parents de Matthieu. A Peshawar, les touristes de passage voyageant en camion avec leurs 4 enfants ne font pas légion et Matthieu, grâce à ses nombreux contacts dans cette ville (il a dirigé l’Alliance française de Peshawar avant d’aller sur Lahore) m’apprend que notre passage court déjà les rues de Peshawar…
Les Duduch dans Saddar Bazar, à Peshawar
Lundi après midi, après avoir déjà pas mal flâné dans la vieille ville la matinée, je rentre au camion avec les enfants et laisse Claire et Laurence finir qq. achats. Laurence a prévu de reprendre le bus pour Islamabad vers 20h et nous nous donnons RDV au camion vers 18h. 19h, toujours personne. Je commence à avoir l’habitude avec Claire mais à Peshawar, il fait déjà nuit noire, et malgré mon « sentiment de sécurité » mentionné ci-dessus, on ne peut pas dire que les rues ici soient les plus sures du Pakistan….J’essaie le portable de Laurence : pas de connexion. J’essaie peut être 20 fois : toujours rien. Vers 19h45, la tension monte franchement d’un cran : le téléphone de Laurence sonne bien mais toujours personne qui décroche….Je vous raconte pas le film que je me suis fait : je voyais déjà nos femmes kidnappées. A 20h, toujours sans réponse de Laurence, je contacte le gérant de l’Hôtel (devant lequel nous sommes garés) pour appeler la police et lancer les recherches…
20h05 : Laurence répond enfin au téléphone….Ouuuuuuffffffffff. Ces dames étaient simplement en train de finaliser une petite nego avec un marchant !! J’te jure !! Ce soir là, je m’endors comme une pierre !!
Mardi matin, nous prenons la route pour le Khyber Pass, col mythique, frontière du sous-continent indien avec l’ouest.
Le Khyber Pass !! Ce nom me fait rêver depuis des années et même si Claire et les enfants se font un peu tirer l’oreille, je ne résiste pas à l’envie d’embarquer tout le monde pour ce petit trip en zone tribale. Auparavant, nous devons obtenir une autorisation du bureau des affaires tribales (pour s’assurer que la route est calme en ce moment) et embarquer un garde armé qui doit assurer notre sécurité pendant le trajet. Bien sur tout se passe bien... Le relief des montagnes nous permet de mieux comprendre pourquoi les anglais ont perdu tant d’hommes dans ces montagnes si hostiles mais si stratégiques.
Les Duduch au Khyber Pass
Les Duduch devant la frontière afghane
Notre ange gardien pour le Khyber Pass
Avant de reprendre la route pour Islamabad, nous passons dire un petit bonjour à Nazir, le secrétaire de l’Alliance française de Peshawar, qui tient la boutique tant bien que mal depuis de nombreuses années. A peine arrivés, les enfants se précipitent dans la bibliothèque pour lire qq. BD. Très gentiment, Nazir leur permettra d’en emporter qq exemplaires. Merci Nazir pour eux.
Mercredi matin, de retour à Islamabad, le programme est à nouveau chargé au niveau des ambassades : après avoir récupéré nos visas chinois, je file à l’autre bout de la ville pour l’ambassade d’Ouzbékistan et arrive à l’ambassade du Turkménistan 5 mn avant la fermeture pour tenter d’obtenir une lettre d’invitation, obligatoire pour notre visa de transit. Notre marathon pour tous nos visas prend enfin fin (il ne reste plus qu’un léger doute sur le visa Turkmene)
Je profite également de notre retour sur Islamabad pour rencontrer les représentants de Veolia sur le Pakistan (OTV, filiale de Veolia, construit actuellement la nouvelle usine de dépollution d’Islamabad) Accueil toujours aussi chaleureux et sympathique.
Et puis le soir, Matthieu et Sarah organisent un petit appero chez eux pour nous faire rencontrer Georges et Babeth…A la base anthropologue spécialiste des Kalashs, peuple du nord du Pakistan, Georges est devenu expert politique sur le Pakistan pour le compte de la CEE. Une vraie mine d’info mais surtout tellement passionnant et chaleureux. Ils ont également bourlingué en Asie Centrale avec un fourgon dans les années 70/80 et le courant passe évidemment immédiatement. Avec Babeth, nous achetons enfin notre Charpoy, ce lit tressé tellement typique du sous-continent. On ne sait pas trop bien pour l’instant comment il rejoindra un jour Breugny mais Inch Allah !! Nous passons également le dimanche de Pâques en leur compagnie. Merci à vous deux pour ces si bons moments.
Tiens, au fait, vous étiez au 8 avril dernier, 10 000 visiteurs à avoir visité depuis septembre 2006, notre blog de voyage…on se sent moins seuls !!
Voila, demain nous reprenons enfin la route pour la Swat Valley, et espérons retrouver en chemin notre ami italien Marcello que nous avions rencontré en Iran. Du bon temps en perspective...
Salut
PS : Lionel, l’administrateur dévoué de notre Blog, m’informe que vous pouvez désormais retrouver l'ensemble des photos sur voyage sur http://picasaweb.google.com/unperipleenfamille.
03 avril 2007
Retrouvailles avec le Pakistan
Note de la rédaction : à présent, en plus du blog, l'album photo complet du périple des Duchateau sur :
http://picasaweb.google.com/unperipleenfamille
Islamabad, 29-03-07
(j’envoie ce message avec beaucoup de retard….)
Nous reprenons donc nos petits moutons, là ou nous les avions laissés dans le dernier message, à savoir, à la frontière IndoPakistanaise. Nous profitons de notre présence en fin de journée à ce poste frontière, pour aller assister au spectacle quotidien de la relève de la Garde. Matthieu nous en avait beaucoup parlé lors de notre précèdent passage à Lahore mais nous n’avions pas pu alors trouvé le temps. En fait, le spectacle se trouve plutôt dans les tribunes où, de part et d’autre de la frontière, le public est chauffé à blanc et scande des chants nationalistes. Du coté de la Garde, on sent qu’il a eu un réel travail sur le scénario, en pleine coordination avec la partie Indienne. C’est à la fois tellement risible de voir ces 2 garnisons parader l’une en face de l’autre mais aussi tellement pathétique de voir ces foules entières venir chaque jour sur le seul point de passage entre ces 2 pays jadis unifiés et crier leur sentiments nationalistes.
Pour la petite histoire, nous manquons de peu la représentation !! Les horaires obtenus donnaient tout d’abord 15h30, puis 17h30, puis 17h,…. Vers 16h, en plein CNED (toute les occas. sont bonnes pour placer une petite leçon…) nous commençons à entendre les premiers chants nationalistes et à 16h30, la parade commençait….
J’ai oublié de vous préciser dans le dernier message qu’une étape importante avait été franchie lors du passage de douane : je peux enfin inscrire de tête tous les No de passeport de toute la troupe !! 05RE80872, 04RE54165, 05FE…… Ne rigolez pas, j’en suis très fier et surtout cela permet de gagner beaucoup de temps quand on doit inscrire au minimum 4 à 5 No à chaque douane pour chaque personne. Prochain objectif : les dates de début et de fin de validité, et peut etre meme, les No de visas…J’ai qq. espoir d’y arriver, vu le nombre et le type de pays qu’il nous reste à traverser !!
Nous retrouvons donc Lahore avec un réel plaisir. Cette ville nous parait bien paisible à coté de ce que nous avons vu en Inde. Nous notons également tout de suite une grande différence au niveau du développement économique : des infrastructures routières en bien meilleur état, un parc automobile beaucoup plus développé, nettement moins de détritus dans les rues,…Peut être est ce spécifique à Lahore (ville des intellectuels), mais le changement est flagrant. Nous retrouvons Matthieu (de l’Alliance française) et son amie Laurence qui nous accueillent avec cette même disponibilité et gentillesse.
Nous sommes en pleine semaine de la francophonie et nous profitons de cet événement pour assister à qq. projections de films ainsi qu’à un dîner/concert organisé un soir dans le jardin de l’Alliance. Cela nous fait du bien de nous changer un peu les idées. Pour le concert, les enfants n’ayant pas eu le droit d’y assister (les parents voulaient pour une fois être un peu tranquilles), ils ont pu suivre le spectacle depuis le camion, installés dans notre duplex, surplombant le mur d’enceinte de l’Alliance. Ils ont bien rigolé !!
Le soir, je pousse seul les divertissements en allant assister avec qq. pakistanais à une nuit Soufi. A la base, sorte de soirée consacrée à la musique sacrée, ces soirées sont devenues pour bons nombre de Pakistanais de véritable défouloirs ou des danseurs entrent en transes, plus sous l’effet de la drogue (omniprésente) que par le coté mystique de cette musique, au demeurant très envoûtante. A voir une fois, mais ne pas trop en abuser…
Le Pakistan est secoué en ce moment par qq. mouvements d’insatisfaction (suite à un limogeage un peu douteux du patron de la cour suprême qui osait faire de l’ombre aux projets de réélection de Moucharraf) et une grande journée de grève et de manifestations est organisée le mercredi. La précédente journée de manifestations ayant clairement degenerée en émeutes, nous restons sagement devant l’Alliance.
Notre retour au Pakistan rime également avec nos retrouvailles pour les chapatis et les nans. Ces pains si particuliers nous aurons bien manqué en Inde ou nous nous étions finalement rabattus sur du pain de mie. Nous nous précipitons donc dés le premier soir vers notre « boulangerie » attitrée et retrouvons avec un réel plaisir, que je pense réciproque, nos amis pakistanais. Les enfants se mettent immédiatement au travail, et l’un pour pétrir, et un autre pour étaler la patte, et un troisième pour la cuir dans le four….
Avant de quitter Lahore, nous passons un après midi entier à la recherche de jarres à lait. Depuis notre premier passage à Lahore, nous rêvons d’en ramener qq’unes (même si nous commençons à afficher complet du coté des malles sur la galerie) Il a fallu y croire jusqu’au bout, traîner Obelix dans des coins de Lahore pas trop clairs et même, à mi-parcours, aller chercher l’aide d’un pakistanais que nous avions connu par l’Alliance. Mais nous avons nos deux vieilles jarres….
Vendredi 23 mars, nous reprenons la route pour Islamabad. Ah, mes amis, quel bonheur, ces 400 km d’autoroute !! A Islamabad, nous avons nos repères et nos petites habitudes : le marché Abparaa, juste en face du camping ou l’on trouve (presque) tout ; le camping arboré (fabuleux terrain de jeu pour les enfants) ou nous retrouvons un couple de hollandais rencontré à Goa et quatre cyclistes, tous prêts à affronter comme nous le Kunjerab Pass pour passer en Chine…ça créée des liens !! Nous sommes admiratifs de ces cyclistes qui, le plus souvent seuls, arrivent à parcourir des milliers de km, et affrontent des cols à près de 5000 m d’altitude !!. De leur coté, ils nous avoueront, autour d’un petit café bien sympathique le dimanche après midi, leur admiration pour oser voyager tel que nous le faisons avec nos 4 enfants…Pour la petite histoire, ils se sont triturés la tête pendant 3 jours pour savoir à quoi pouvait bien nous servir la cage accrochée sur l’une des portes arrière d’Obelix. A cours d’explication, ils nous ont finalement avoué qu’ils en étaient arrivés à une cage de type « quarantaine » pour les enfants trop turbulents !! J’ai trouvé que ce n’était pas si stupide que cela…
Dés Samedi, j’attaque la série des visas par celui de l’Iran. Une grande partie des ambassades à Islamabad sont concentrés dans ce qu’on appelle ici « the diplomatic enclave », avec un système de filtrage hyper sécurisé pour y pénétrer : après avoir montrer pattes blanches (interdit les sac, canif, téléphone portable,…), des navettes de bus vous déposent aux différentes ambassades. Il faut compter près de 2 heures pour arriver à destination !! Le problème c’est que le samedi, les navettes sont en congés et comme certaines ambassades comme celle de l’Iran, travaillent, il faut bien pouvoir entrer. C’est là que je découvre qu’il suffit de se pointer à la porte annexe ou un garde jette un vague coup d’œil sur mon passeport et me laisse continuer mon chemin à pied. Mieux encore, le lundi, voulant gagner du temps, je me pointe à nouveau à la porte annexe (alors que le service des navettes fonctionne), et j’arrive à convaincre sans grand peine le garde de service qu’une petite ballade à pied vaut bien mieux qu’un tour en bus !! et ce, sans même présenter de passeport puisque ceux-ci sont à l’ambassade d’Iran !! C’est ce qu’on appelle ici, la politique du « dur-mou », ça tape dur puis, sans raison particulière, on lâche du mou….Allez comprendre !!
Au camping, les enfants en profitent pour turbiner un bon coup sur leur CNED. Double ration chaque jour et sans broncher (ou presque !) Il faut dire que la carotte est motivante : pour Baptiste et Camille, il reste encore une petite dizaine de leçons puis ce sera leur dernier examen !! Les vacances jusqu’à la rentrée prochaine !! Ils jubilent (les parents aussi !!) Par contre, on imagine déjà les travaux de décrassage avant de reprendre la scolarité en septembre !! Pour Thibaud, suite au cafouillage du CNED dans l’envoi des cours du 2eme semestre, il devra trimer encore 4 séquences (6 à 8 semaines) avant de connaître le nirvana.
Matthieu à Lahore nous met en contact avec le patron de l’Alliance Française d’Islamabad, un autre Matthieu également très sympathique et accueillant (à Téhéran, c’était la « church connexion » ; à Islamabad, ce sera « l’Alliance connexion » !!) Il nous propose même d’installer notre Obelix dans son jardin ce qui nous dépanne bien dans la perspective des gros travaux à réaliser sur Obelix. Mais ça, ce sera pour le prochain numéro
A plus























