Un périple en famille

A la découverte des visages et des paysages d'Asie Centrale

28 février 2007

33 rue de Suffren à Pondichery

33 rue de Suffren, Pondichery, le 28-02-07

 

Ah, le hasard des rencontres de voyage… c’est tout de même sympa !!


Samedi matin 17 février (heureusement qu’il y a qq événements avec des dates précises, comme l’arrivée de Marie Jeanne et Jean Luc, pour nous donner des repères dans le temps….) samedi matin donc, nous « émergeons » de notre Obelix, pas très frais. Il jure un peu au milieu du parking d’un des hôtels chics de Mahabalipuram et il nous faut rapidement lever le camp.


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Marie-Jeanne et Jean-Luc


Comme je l’avais déjà laissé entendre dans le précèdent message, nous sommes assez déçu par ce haut lieu touristique du sud est de l’Inde. Pour les plages, rien à voir avec Agonda à Goa : la propreté laisse carrément à désirer, la mer est dangereuse, et nous sommes régulièrement importunés par les vendeurs ambulants. De plus, nous sommes ici dans une vraie petite ville entièrement tournée sur le tourisme… Bref, pas génial. Il faut dire aussi que le climat doit y faire beaucoup dans notre appréciation des lieux : il fait une chaleur torride avec une humidité maximale.


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Sur la plage de Mahabalipuram


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Un enfant et sa soeur sur la plage


Heureusement il y a la joie de retrouver JL et MJ avec leurs 2 pitchouns. On raconte, on partage, rigole… tout en dégustant avec délice les fromages et saucissons fraîchement arrivés de France. Les enfants également sont heureux de retrouver leurs copains, et pas juste pour qq jours cette fois-ci !!


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La Marmaille

Et puis, il y a la piscine du Seabreeze hôtel !!! Et oui, que voulez vous, il y a des moments, le luxe, ça a du bon !!! Surtout que nous faisons connaissance au bord de l’eau de la famille Marmouset, venue passer le WE à Mahabalipuram. Et quelle famille !! Avec leur 7 enfants (oui, j’ai bien dit sept), ils ont comme nous pris une année sabbatique et ont installé leur QG à Pondichéry (message perso pour les Follin : comme quoi tout sera encore possible avec 7 enfants !!). Une première expérience itinérante l’été dernier en Thaïlande (alors que Marion était enceinte du 7eme) leur a tout de même montré qu’il valait mieux se poser qq part… Le courant passe rapidement entre nous tous, enfants comme parents, et c’est tout naturellement qu’ils nous proposent de profiter de leur maison à Pondichéry, pendant qu’ils seront en vacances dans le Kerala, 8 jours plus tard. Très bizarrement, nous n’avons pas trop hésité !!

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Les Duch et les Defaye au travail à Mahaballipuram


En attendant, le gardien de la piscine du Seabreeze s’y perd un peu au milieu de toute cette joyeuse marmaille entre les enfants Marmouset qui sont de l’hôtel (et qui ont accès à la piscine) et les autres qui n’ont rien à voir avec l’hôtel (et qui n’ont pas accès à la piscine) Les notres sont briefés : si le gardien vous demande votre No de chambre, vous répondez sans hésiter : « room 204, at the annex » (le « at the annex » fait plus vrai !!)


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Que c'est bon...


Avec notre planificatrice en chef (en la personne de Marie Jeanne), nous devons donc réviser notre programme pour être sur Pondichéry en fin de semaine. Nous allons même tenter l’impossible : voyager à 10 dans Obelix !! Bon, on ne va tenir que 24h !!

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Même à 10 dans Obelix, on garde le sourire


Apres avoir visité un temple à Tirukkalukkunram, dans les environs de Mahabalipuram, nous tentons un bivouac à l’extérieur de la ville, en bord de plage. Au milieu d’un chemin d’accès ou nous évitons de peu de nous enliser (le 4x4 d’Obelix a encore fait des merveilles), nous faisons connaissance avec une communauté de Sikhs, venue s’installer ici, autour de leur Guru, pour venir en aide aux Tamouls après le Tsunami. Nous avions déjà eu un rapide aperçu de l’accueil des Sikhs au Golden Temple, à Amritsar (ou toute personne peut recevoir gratuitement le gîte et le couvert) Nous expérimentons ici concrètement cette hospitalité : à peine le moteur coupé, nous sommes invités à prendre un thé avec le Guru. Pour l’anecdote, JL et moi avons décidé à la rentrée prochaine de nous inscrire à l’Ecole Supérieure des Gurus, histoire de se faire également baiser les pieds par nos disciples. Ca en jette tout de même…


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Notre princesse danseuse


Puis, ce sera le dîner et le lendemain : la douche, le petit dej... Claire en a même profité pour faire une lessive !! Et lorsque pour le déjeuner, on leur annonce qu’on se débrouille tout seul, ils n’ont pas compris !!

Nous profitons pleinement de la plage avec ses énormes rouleaux. Le grand jeu est de faire du body surf sur les vagues. Malheureusement, l’une d’elles me plaque violemment sur le fond ; j’entends un grand « clac » dans le cou et ressorts de l’eau avec une belle égratignure sur le crâne. Mon nouveau surnom est « Gorbi » !!


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Gorbi


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Les Duduch...


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Camille


Jeudi, nous quittons temporairement les Defaye pour 24h, histoire d’explorer un peu la cote (qu’on nous a dit très belle) en direction de Pondichéry (les Defaye prenant un bus direct pour Pondichéry) Au bivouac, nous expérimentons notre première tentative de vol depuis notre départ de France. Un gamin qui nous observait tranquillement depuis des heures (comme les indiens savent si bien le faire), s’empare soudainement du mini magnétophone qu’utilisait Baptiste pour son (f….) CNED et prends ses jambes à son coup. Heureusement, quand il a vu la horde des Duduch lui courir après, il a pris peur et a lancé le magnéto dans le sable….

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Vendredi, nous arrivons à Pondichéry en fin d’après midi. La Ville a gardé son cachet très colonial. Les rues de la vieille ville sont disposées en quadrillage, aérées, propres (enfin, moins tordues et moins sales que d’habitude !!)…Des belles demeures anciennes un peu décrépies reposent au milieu de jardins ombragés… Rien à voir avec l’Inde et pourtant nous sommes bien en Inde.


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Maison typique de Pondichery


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Ces képis me rappellent quelque chose


33 rue de Suffren… Les Marmouset nous accueillent avec ce qq chose de magique qui fait qu’on se sent tout de suite chez soi. Leur grande maison, d’inspiration coloniale, est très accueillante, ouverte sur l’extérieur et redecorée par leur soins avec beaucoup de goût. Un vrai havre de paix…


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Avec les Defaye et les Marmouset


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Au 33 rue de Suffren


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Et encore, il en manque beaucoup...


Le soir, après avoir couché les enfants, on se fait un petit gueuleton,…misère !! Les derniers arrivages de France (merci encore MJ et JL) y passent tous !! Au menu, foie gras, crevettes farcies, poulet bihriani, plateau de fromages, tarte au citron, le tout accompagné par qq bons petits vins de chez nous (message perso pour Frank : malgré les mauvaises conditions de voyage, ton Aloxe Corton 1er cru 1994 était parfait !!)


Le lendemain, Frank et Marion nous quittent après qq frayeurs d’organisation. Ils doivent louer un taxi (en fait un mini bus pour toute la smala) pour aller prendre leur train à Chennai. Mais lorsque celui-ci arrive à la maison, il est ivre ! Heureusement, parmi les 1,1 milliards d’indiens, il y en a toujours un autre de dispo !!


De notre coté, les journées passent à flâner, à chiner chez les antiquaires, à se balader au petit lever du soleil, quand la lumière et la chaleur sont tellement plus douces… enfin les vraies vacances : plus de corvées d’eau, de toilettes, plus de conduite, les repas sont préparés par le personnel de la maison….!! Il n’y a plus que le (f….) CNED à gérer !! Bref, 5 jours de bonne décompression qui font un bien énorme à tous…


L’autre jour, en ballade dans Pondichéry avec tous les enfants, nous avons battu notre record du nombre de personnes dans un seul rickshaw : 12 !! (dont 4 adultes)


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A 12 dans le Rickshaw


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Les Duch dans les rues de Pondichery


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Marché au poissons de Pondichery


Nous sommes également allés visiter Auroville, à 15 km de Pondichéry : un lieu de vie communautaire internationale créé dans la mouvance des années 68. De l’aveu même des personnes à l’accueil : « It’s not easy every day but it’s very interesting »…

Plus spécifique du sud de l’Inde, l’immense temple de Nataraja consacré au Shiva dansant, à Chidambaran, me laissera aussi une impression forte (malheureusement Claire et les enfants sont restés sur Pondichery). Nous avons de la chance, nous visitons ce temple un lundi, le jour de la semaine ou apparemment les prières sont les plus ferventes : quel spectacle visuel et sonores avec tous ces prêtres brahmanes en dotis blanc, torse nus, le visage et souvent le corps barré de cendres blanches. Et tous ces pèlerins dans une sorte de transe collective… On en prend vraiment plein les mirettes. Je ne peux malheureusement pas vous faire découvrir cela en photos, celles-ci étant strictement interdites à l’intérieur de l’enceinte du Temple.

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Un prêtre brahmane au temple de Chidambaram

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Un autre prêtre brahmane

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Une des entrées du temple de Chidambaram

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Facade du temple de Chidambaram

Allez, demain, nous reprenons la route pour le grand retour !! Tout le monde est fin prêt, même si nous serions bien restés encore qq. jours au….33 rue de Suffren !! A ce sujet : nous avons fait 16 000 km à l’aller, combien pensez vous qu’on en fera au retour ?? Faites vos jeux…..et réponse dans qq. mois…

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24 février 2007

Des millions de dollars aux millions de sourires

Mahaballipuram, le 19-02-07


Là, je vous dis tout de suite, je vais avoir du mal à partager avec vous ce que nous venons de vivre… Mais disons qu’en résumé, après les millions de dollars, ce fut les millions de sourires d’enfants !!


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Bon, pour résumer rapidement les 3 jours passés à Bangalore : le dentiste s’en est mis plein les poches (j’ai du batailler sec pour n’avoir que 3 couronnes au lieu des 6 qu’il prévoyait de réaliser : un vrai ravalement de façade !!) ; pour les extensions de visas, il faudra retenter notre chance à Mumbai (« but, Vincent, we have all the connections overthere ») ; et pour le train, il n’y a aucun pb, sauf qu’il faut réserver pour un minimum de 10 camions !!! Comme quoi, tout le monde a ses propres limites... Je profite également de notre passage à Bangalore pour poursuivre ma tournée des collaborateurs Veolia. Nous y réalisons une prestation de réhabilitation de réseaux d’eau potable sur 4 villes du Karnataka ; prestation de taille restreinte mais cependant très intéressante car elle nous permet d’acquérir une première expérience dans ce pays si complexe.


Nous quittons Bangalore dans des embouteillages monstres, en passant devant des immeubles ultra modernes, à l’architecture vraiment futuriste et de l’autre coté de la rue…., des détritus jonchent le trottoir défoncé, des vaches rachitiques se baladent au milieu de la chaussée... Sacré pays !


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Après 3 heures de route sur enfin une 2x2 voie digne de ce nom (pour la petite histoire, parmi les nombreux véhicules à contresens que nous croisons tout de même, il y en a même un qui, voulant sortir de l’autoroute, a regardé derrière lui s’il n’y avait pas un autre véhicule le suivant à contresens !! Pour une fois qu’il y en a un qui regarde autour de lui…), donc après 3 heures de route, nous grimpons les derniers km de la colline de Yellagiri (à environ 1000m d’altitude) pour retrouver le Père Guezou et le centre Don Bosco qu’il a créé, il y a une cinquantaine d’années pour s’occuper des enfants déshérités… Moment plein d’émotion pour moi qui reviens ici après 18 ans d’absence…


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Avec le Père Guezou


Nous avons la chance d’y rencontrer également Stanislas (avec son fils Guillaume) et Hervé, de l’association des Amis du Père Guezou (association qui depuis des années, soutient financièrement le travail du Père) Ils terminent leur voyage dans le sud de l’Inde après avoir visité les différents centres mis en place par le Père Guezou et partiront dés le lendemain matin. Mais les qq heures que nous passons ensemble sont… tellement bonnes à se rappeler !! Merci.


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Avec Stanislas


Pas facile sinon de vous décrire ce que nous vivons et ressentons ici…. Des moments, des impressions, des images fortes telles ces bouts t’chou qui arrivent vers vous, tous les matins, le visage illuminé par un large sourire et la main tendue pour vous saluer avec un grand « good morning, Oncle » plein d’énergie ; ces discussions en tête à tête avec le Père Guezou à parler de choses et d’autres, avec ses petites phrases tellement vraies et pleines de bon sens.

A table également, le Père ne manque pas une occasion pour raconter des anecdotes sur ses 50 ans passés en Inde. Nos enfants sont aux anges !!! Inutile de demander le silence, ils sont tout ouie. Ils ont même donné un nom à chaque histoire : il y a l’histoire de la panthère, du cobra, des brigands de Cochin, du premier terrain donné par un Indien de la colline... Cela permet de mieux s’y retrouver lorsqu’après le repas, il y qq questions techniques qui n’ont pas bien été intégrées…


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Silence, le Père Guezou raconte...


Impressionnant également cette autodiscipline (tout comme à l’Anand Ashram de Vassai) où les enfants, une fois le repas terminé, font d’un seul coup silence avant de tous sortir pour aller faire la vaisselle. Les nôtres en sont restés la bouche bée !!


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Petit déjeuner à Yellagiri


Une fois le (foutu) CNED terminé, nos enfants attendent tous les jours avec impatience les recréations des enfants du Centre, l’un pour aller jouer au foot, l’autre au cricket ou faire visiter Obelix... Les enfants, les Pères Salésiens, les Sœurs de St Charles, tout le monde ici s’amuse de notre voyage et de l’aménagement intérieur d’Obelix. « Oncle, you should go into the Guiness Book !! »

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Nos enfants et leurs copains


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Avec le Père Ernest


Je profite aussi de notre séjour ici pour passer un peu de temps avec les Pères sur les questions d’eau et d’assainissement. Les pluies se sont faites rares ces dernières années et l’eau est devenu le principal facteur limitant compromettant toute nouvelle expansion du Centre. L’été dernier, il ont même du clôturer l’année scolaire un mois plus tôt, par manque d’eau (tu me diras, comme dit Guezou, il n’ont pas plus d’eau chez eux !!) La Fondation Veolia (comme le monde est petit !) soutient, à travers l’association des amis du Père Guezou, un projet de réhabilitation/extension d’un bassin de rétention d’eaux pluviales. Nous regardons également les problèmes de fuites et de protection des ressources.


Nous avons également la chance d’assister à un mariage dans un village avoisinant. En qualité d’invité d’honneur, le Père Guezou siège à gauche du marié. Une magnifique opportunité pour nous de découvrir un peu mieux les coutumes et traditions hautes en couleur de cette partie de l’Inde.


(Cliquez pour agrandir)


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Les musiciens


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Les Duch aux première loges avec le père Guezou

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Le rituel de la passation du riz

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Le Père Guezou en qualité d'invité d'honneur, siège à gauche du marié

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Le passage du collier, signe de l'alliance entre les mariés



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Les mariés



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Les mariés, Guezou et les Duch


Sur les recommandations du Père Guezou, je pars un soir aller observer le coucher du soleil sur les bords de la colline de Yellagiri. En chemin, je fais la connaissance de Swami, un prêtre Brahmine qui a acheté un terrain en bord de falaise pour y prendre tranquillement sa retraite. Discussion passionnante sur les choses de la vie, autour d’un thé et dans la rougeur du soleil couchant.

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Swami, prêtre Brahmine


La veille de notre départ, nous sommes invités à dîner (à la lueur des chandelles suite à une coupure d’électricité) chez Léo que j’avais bien connu lors de mon premier passage à Yellagiri. Moments délicieux d’une famille indienne qui se met en 4 pour nous accueillir au mieux. La coutume veut que les invités mangent seuls pendant que tous leurs hôtes sont aux petits soins pour eux. Pas facile de se sentir à l’aise, mais heureusement, Guezou nous avait prévenu !!

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Avec la famille de Léo


Voila pour ces qq jours de vrai bonheur. A nouveau, nous devons reprendre la route pour Chennai ou nous devons faire qq travaux sur Obelix avant de retrouver Jean Luc, Marie Jeanne et leurs 2 enfants, venus de France pour qq jours de vacances ensemble.


Grâce à la « Salésienne connexion », nous nous installons dans la moiteur de Chennai à la St Beets High School. Là encore, nos enfants sont immédiatement adoptés par les pensionnaires de l’école. Thibaud et Baptiste sont attendus tous les jours de pied ferme pour la séance de sport de 16h.


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Avec les enfants de l'école St Bleeds à Chennai (Madras)


Mais avant le sport, il y le Cned que gère Claire pendant que je m’occupe d’Obelix chez nos cousins de Veolia Propreté. Patrick Huard, le patron local de Veolia m’a très gentiment proposé de nous mettre à disposition son atelier d’entretien. Un essaim d’abeilles tournera autour d’Obelix pendant 3 jours !! Lames de suspension du pont arrière redressées, vérification de l’état des roulements du pont avant, divers graissages, MAIS surtout…..changement du klaxon pour un VRAI klaxon à l’indienne !! Attention les oreilles ! Mais maintenant au moins, Obelix va pouvoir se faire respecter sur la route !! (j’ai gardé l’original car le « machin » que j’ai fait installer ne doit certainement pas être homologué sur nos paisibles routes françaises…) Malgré les préoccupations contractuelles du moment (le contrat de Veolia expire dans moins de 15 jours et l’appel d’offres n’est toujours pas sorti !!) Patrick et Alister, son responsable d’exploitation, nous accueillent très chaleureusement. Merci à toute l’équipe Veolia.

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Une partie de l'équipe Véolia qui a travaillé sur Obelix


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Révision complète pour Obelix dans le dépôt Véolia


Samedi 17 février, vers 1h du matin, nous recuperons JL et MJ à l’aéroport pour filer sur le champ vers Mahaballipurum ou nous arrivons vers 3h30, accablés par la chaleur et la fatigue. Nous nous étions fixés comme règle d’or de ne jamais conduire de nuit. Il faut donc une exception pour confirmer la règle.

Nous retrouvons également le « plaisir » de grimper à nouveau dans nos couchettes respectives. Eh oui, cela fait plus de 3 semaines que nous n’avons pas dormi dans Obelix !! Bon, on ne s’en porte pas plus mal….

Premières impressions des lieux assez décevantes mais on vous racontera tout cela plus en détails dans notre prochain message…


Avant de nous quitter, juste un petit mot à propos du dernier quiz sur le nombre de maharajahs à l’époque de l’indépendance de l’Inde : nous étions incapables d’avoir une réponse claire de la part des Indiens. Maintenant, grâce à vous tous, nous savons donc qu’ils étaient environ 550. Merci. Et José Luis (cf. commentaire sur le Blog) est parait il prêt à nous fournir la liste détaillée. On attend….

 

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05 février 2007

De Mudigere, au milieu des plantations de café

Mudigere, le 4-02-07

 

Allez, je ne résiste pas à vous écrire une petite « spéciale » depuis les collines de Mudigere, ou nous sommes aux petits soins depuis près d’une semaine, chez Ambika et Kartik, un ami indien, petit fils du Maharajah de Sendur (dans le nord du Karnataka) et que j’avais rencontré pendant mes études à Londres…


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Six heures du matin, depuis la terasse...


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Facile, l'inspiration avec un tel spectacle devant soi...


Mais revenons à Goa que nous quittons finalement jeudi 25 janvier. Ce fut dur, très dur même, pour les enfants comme pour les parents de s’arracher de ce petit paradis.


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La bénédiction de Baptiste...


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Efficace, le bronzage de Goa


Ah que c’est bon de ne pas toucher au volant pendant près de 10 jours…. D’autant que nous roulons à peine 12 km quand soudain, en croisant un bus local, nous entendons un grand bang (pas tout à fait le même pourtant que dans le précèdent message…) sans en comprendre vraiment l’origine. Apparemment, nous n’avons rien touché. Mais 2 Km plus loin, alors que je gare Obelix pour réparer un pneu crevé, un scooter nous double avec 2 indiens surexcités qui s’agitent comme des fous pour nous arrêter. On ne tarde pas à comprendre : un des bâtons que les enfants avaient attaché sur la galerie, s’est détaché et aurait explosé le pare-brise du fameux bus. Pas fier de lui, le Duch….Je grimpe sur le scooter pour aller constater les dégâts sur place. Je vous laisse imaginer le spectacle à mon arrivée sur place : le bus immobilisé au milieu de la chaussée, le pare-brise coté chauffeur explosé, les véhicules bloqués de part et d’autre du bus qui klaxonnent sans fin (bon là, ça ne change pas par rapport à la normale), une centaine d’indiens que cette petite distraction a immédiatement attiré comme des mouches, le propriétaire du bus (qu’on est allé cherché) qui pue l’alcool, la police qui en a rien à foutre si ce n’est de faire monter les enchères pour mieux toucher sa commission, le tout sous un caniard (il est près de midi)…..Il y a mieux pour négocier une sortie honorable….Le problème va être de ne pas se faire trop plumer sur le coût de réparation du parebrise.

Bon, faisons l’histoire courte, après avoir été chercher Dominique, un garagiste que j’avais déjà consulté lors de précédents travaux sur Obelix, je me fais plumer de qq 60 euros. Y a pire….

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Obelix n'aime pas trop ce genre de véhicule


Allez, nous reprenons enfin la route vers 16h, avec le sentiment d’avoir perdu une journée….C’est comme cela, le voyage en camion, cela permet certainement une plus grande flexibilité et proximité (c’est vraiment le cas de le dire !!!) par rapport à d’autres moyens de transport (comme l’avion ou le train) mais ça a aussi c’est imprévus !!

 

Apres 2 jours de route ou nous empruntons enfin une vraie 4 voies mais avec toujours des vaches qui traversent la voie, des véhicules à contre sens et des bus qui décident sans prévenir, de traverser la voie (on a vraiment failli s’en payer un), nous arrivons enfin à Bangalore.


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Contrairement à Delhi (ou il est vrai que nous n’avons vu que le centre) et à Mumbai, nous sommes très impressionnés par le développement urbanistique de cette ville. Les chantiers d’immeubles en construction ou de voiries se comptent ici par centaines. L’Inde que nous retrouvons d’ailleurs Claire et moi, nous semblent encore plus contrastée que lors de nos premiers séjours, et Bangalore, nouvel eldorado de l’informatique, est bien représentative de cet incroyable contraste.

 

Être accueilli chez Kartik, c’est signer pour une prise en charge globale, un package….avec ces merveilleux moments et ces moins bons cotés. Il y a 18 ans, lorsque j’étais déjà venu le voir, j’avais tenu à peine 8 jours et avais du coup loupé son mariage (le mariage de l’année en Inde avec ses 5000 invités !!) Après coup, bien sur, je l’avais amèrement regretté. Cette fois-ci, plus question de faire la fine bouche, on goutera à cette autre Inde jusqu’au bout.

 

Pour nous accueillir, Kartik a fait les choses en grand : envoi d’un émissaire à notre rencontre sur la 4 voies pour nous piloter dans Bangalore, logement à l’hôtel (le premier depuis le départ !...oh que c’est bon…), visite de qq magasins pour la Duch, déjeuner au fast-food dans un mall ultra moderne … « trop cool !! » comme disent les enfants.  

 

Dès le lundi, nous reprenons la route pour Kali Ghat Estate, près de Mudigere, à 4 heures de route à l’ouest de Bangalore, ou Kartik vient d’investir dans une plantation de café. Nous abandonnons pour l’occasion notre Obelix. Ah que c’est bon de se faire conduire !!, et pas dans n’importe quels véhicules : les parents dans un 4X4 BMW et les enfants qui suivent derrière, dans une Mercedes C200 Kompressor !! (en fait, Camille trouve que c’est nul car on ne voit rien de la route tellement on est engoncé dans les sièges en cuir ; avec Obelix, au moins, on voit la route !!)…

 

A Kali Ghat Estate, nous sommes pris en charge du levé au couché du soleil dans une magnifique maison que Kartik et Ambika viennent de faire construire. 


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La maison de Kartik et Ambika


Une dizaine de personnes y travaillent en permanence : personnel de maison, chauffeurs, cuisiniers,…(sans compter les 25 personnes qui travaillent pour l’exploitation de la propriété), tous le petit doigt sur la couture, aux ordres des Maîtres et à nos petits soins pour l’occasion.

Les repas en particulier sont pour nous des moments « étonnants » : il y a la garde rapprochée de Kartik qui attend, debout à 2/3 mètres de la table, puis, en arrière plan, les serveurs. Pas facile pour nous d’ajuster qu’en on sait que dans Obelix, il suffit de tendre le bras !!


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Enfin de la place...


Thibaud et Baptiste s’amusent chaque jour à compter les voitures de Kartik. Sept à ce jour !! Et toutes des voitures importées, quand on sait qu’il y a 105% de taxe d’importation…


Nous assistons par chance à la cérémonie de bénédiction de la Déesse Kali Ghat dans le nouveau temple que Kartik et Ambika viennent de faire construire, afin que les dieux protègent la plantation. Pendant 24h, une dizaine de prêtres Brahmines, exécutent les rituels religieux liés à cette bénédiction. Nous en prenons plein les mirettes, les parents comme les enfants (cf les photos)


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Kartik et Ambika au temple

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Tout un rituel devant nos yeux


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On essaie de comprendre...


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Aux premières loges...


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Des couleurs plein les mirettes...


A proximité de la plantation de café, Kartik fait actuellement construire un complexe touristique de luxe : 8 lodges de luxe camouflées dans la jungle. Attention, routards et autres « low budget travelers », s’abstenir….Les premiers prix démarreront en avril/mai prochain entre 350 et 400 $ la nuit !! Kartik y attend les Tata, Mittal et autres grandes familles indiennes comme futurs clients. The best resort in India !! Kartik n’a pas changé sur ce plan depuis mon 1er sejour: tout est “the best in the world!”, “the only one in the world!”,….


Nous profitons de notre séjour dans cette région pour aller visiter les temples de Belur et d’Halebidi (des vraies merveilles, je laisse parler les photos.
Claire, notre guide, en a laissé qq indiens perplexes !! )



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Sculptures de Halebidi


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Suivez la guide...


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Qu'est-ce qu'elle raconte, celle-là?


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Le site de Bellur


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à Bellur


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Pelerins du Tamil Nadu à Bellur


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Bellur


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Visite aussi de la réserve animalière de Bhadra. Malheureusement, au grand désespoir des enfants, on ne verra pas de tigre…A propos d’animaux, l’autre jour Baptiste arrive en courant, blême et le souffle coupé (au sens propre du terme) : il vient de marcher sur un Cobra alors qu’il était en train de s’amuser dans la forêt environnant la maison !!! J’te jure…..peuvent pas rester tranquilles, ceux-là !! Avec un hôpital à plus d’une heure et l’aspi venin dans Obelix, c’était mal parti !!


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Un petit tour dans la jungle

Voila pour les nouvelles du front. Apres ce petit break, nous prévoyons de repasser par Bangalore pour y faire qq courses et qq travaux dentaires pour bibi. Kartik m’a obtenu sur le champ un RDV chez son dentiste, the best one of the world !! J’espere qu’il ne serait pas egalement the most expensive of the world !!

On doit également essayer de procéder à l’extension de nos visas. En fait, allez m’expliquer pourquoi mais en Iran, il n’a pas été possible d’avoir plus de 3 mois, alors qu’à Islamabad, tout le monde a eu 6 mois. Du coup, nous sommes vraiment court pour notre programme et ce serait parfait si on pouvait rallonger notre séjour en Inde de 15 jours. A suivre.

Enfin, pour notre retour à partir de Madras, nous allons essayer de remonter sur Mumbai en train + auto. Cela devrait nous économiser qq sueurs froides sur la route et Obelix ne s’en portera pas plus mal. Kartik là aussi, a pris les choses en main. A suivre egalement.


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Allez, avant de nous quitter (et suite à vos nombreuses réclamations), nous reprenons nos petits quiz : A l’indépendance, combien y avait il de Maharajah en Inde ? (attention, à l’époque, le Pakistan et le Bengladesh n’existaient pas)

Posté par duchateau à 13:31 - Carnet de bord des parents - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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